2021 : Le glyphosate

L’idée de ce film m’a été soufflée par une amie qui vit à Paris mais qui a de la famille en Beauce.

Quand l’interdiction du glyphosate a commencé à être évoquée elle m’a dit :

« Tu devrais peut-être faire un film sur le glyphosate du point de vue des agriculteurs parce que je ne peux plus avoir une seule conversation apaisée avec les agriculteurs de ma famille sur le sujet. Ils partent du principe que je n’y connais rien et que je n’ai pas mon mot à dire. Pour eux c’est une connerie d’arrêter le glyphosate et il n’y a pas moyen d’en discuter sans que tout le monde ne s’énerve ».

De mon côté, je venais de m’installer à la campagne, je voyais la forêt d’un côté et les champs de l’autre, pas si loin.

Les champs de Beauce, justement, qui sont connus pour être sous perfusion d’intrants chimiques depuis des décennies.

J’ai donc pris ma voiture et commencé à mener mon enquête, avec comme objectif de voir comment l’interdiction du glyphosate pourrait être une opportunité, plutôt qu’une contrainte, pour les agriculteurs.

Le « moi » du titre, c’est le « nous » de ceux qui veulent qu’on arrête le glyphosate au plus vite.

Très vite, j’ai identifié une colère commune aux citadins caricaturés comme des bobo-écolos consommateurs de bio, comme moi, et aux agriculteurs qu’on caricature comme des pro-pesticides favorables aux monocultures intensives.

Leur colère, c’était la mienne et certainement celles de nous tous, consommateurs. Une fois ce constat fait, c’était très important pour moi que mes voisins agriculteurs ne se sentent pas trahis.

Mais surtout, la bonne nouvelle, c’est qu’on ne se suicide pas à la fin du film, parce que finalement, parmi les agriculteurs que j’ai rencontré, ceux qui parviennent à se passer du glyphosate… sont ceux qui ont le plus confiance en l’avenir.

Pour ceux qui veulent aller plus loin, voici le lien d’un article très complet publié par Goodplanet.